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Les menaces potentielles de l'Univers contre la Terre
| CONTENU - "Tutoriel-catastrophe" qui regroupe, chronologiquement, toutes les menaces qui nous viennent de l'Univers |
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Un phénomène nouveau est apparu dans la littérature astronomique au tournant du XXIème siècle: le "catastrophisme". Le catastrophisme est cette tendance des milieux astronomiques à faire état, avec insistance, des nombreuses menaces que l'Univers ferait peser sur la Terre. Dans les années 1970, cette tendance n'existait pas: la seule menace dont on connaissait l'existence, alors, était le fait que le Soleil avait vocation à devenir une "géante rouge", une étoile immense qui finirait par "frire" la Terre, en englobant l'orbite. On doit se demander si cette émergence des menaces dans les milieux astronomiques n'est pas à attribuer à des "erreurs de cap", au fait que les scientifiques, à certains embranchements des chemins de la connaissance, se sont involontairement fourvoyés sur des pistes de recherche sur lesquelles ils n'auraient pas dû s'engager. La liste suivante vous donnera froid dans le dos! Elle donne l'essentiel des menaces de type astronomique qui pèsent sur la Terre et que nous avons pu repérer. Et, attention! Il ne s'agit que des menaces que nous fournit gracieusement l'Univers. On n'y prend pas en compte d'autres menaces, nombreuses également, qui ont également fait surface dans les autres champs de la connaissance (météorologie, géologie, etc.)
- 2036: un NEO (un "géo-croiseur", l'un de ces astéroïdes dont l'orbite présente le risque d'une collision avec la Terre -nous utiliserons essentiellement l'abréviation anglo-saxonne "NEO", "Near Earth Object", "objet passant près de la Terre"), qui sera déjè passé près de la Terre le 13 avril 2029 et aura eu sa trajectoire modifiée au cours de ce premier passage, présente le risque de frapper la Terre le 13 avril 2036. La modification de l'orbite, en effet, aura eu comme effet de placer l'objet sur une orbite sur laquelle il peut être transféré, à un point, sur une trajectoire heurtant la Terre. On en saura plus en 2013, lorsque la décision sera éventuellement prise d'envoyer une mission ayant pour but d'essayer de modifier la trajectoire du NEO
- d'ici entre 100 ans et 1 milliards d'années: une conception veut que le champ magnétique de la Terre ne soit pas généré, comme on le pense, par un phénomène de dynamo mais par un système de fission nucléaire situé au centre de la planète. Ce "réacteur" naturel menacerait de s'arrêter par manque de "carburant"! La magnétosphère terrestre, à son tour, disparaîtrait, cessant de nous protéger contre les radiations solaires, lesquelles, de plus, finiraient par éroder complètement l'atmosphère même. on peut trouver plus de détails sur le sujet sur le site (en anglais) NuclearPlanet.com. Un astronome, retraité du Goddard Space Flight Center de la NASA, lui pense (voir l'article, de janvier 2003, en anglais: http://www.gsfc.nasa.gov/scienceques2002/20030103.htm) que, même si la magnétosphère venait à disparaître, l'atmosphère continuerait de protéger la Terre: elle ne serait complètement érodée par le vent solaire que sur une durée de quelques milliards d'années. L'astronome se fondait que le fait que Vénus, par exemple, continue d'avoir une atmosphère très épaisse bien que la planète n'ait pas de champ magnétique et que, de plus, elle est plus proche du Soleil que nous, ou que Mars aussi possède une atmosphère (quoique faible) mais qu'elle n'a pas de champ magnétique global et qu'elle n'a une gravité d'un-tiers celle de la Terre seulement
- 16 mars 2880: l'astéroïde 1950 DA, d'un kilomètre de diamètre, a une chance sur 300 (il s'agit là de la probabilité la plus forte; une autre estimation, plus basse, ne donne qu'entre 0 et 1 chance sur 300) de frapper la Terre. Le 16 mars 2880 sera un samedi. Une simulation par ordinateur réalisée en 2003 montrait que l'astéroïde frapperait dans l'Océan Atlantique, déclenchant des vagues de 120 m (400 ft) de haut sur la côte est des Etats-Unis et de 9 à 15 m (30-50 ft) sur les côtes européennes. L'astéroïde de la Tungouska qui avait frappé la Sibérie en 1908 mesurait entre 30 et 48 m (100 à 160 ft) de diamètre; cet astéroïde de 2880 mesure 1 km de diamètre! On réfléchit sur comment le détourner car on dispose de quelques centaines d'années devant nous. voir notre tutoriel "Les astéroïdes géo-croiseurs" sur les NEO en général; plus de détails sur l'astéroïde 1950 DA dans les archives du magazine (en anglais), "Science", 05/04/2002
- d'ici entre 2500 ans, ou à une date indéterminée: le champ magnétique terrestre s'inverse (le pôle magnétique nord devient le pôle magnétique sud et inversement) tous les 300 000 ans. La dernière inversion a eu lieu il y a 780 000 ans. Des études récentes montrent que le champ magnétique a faibli de 10% au cours des dernières 150 années et que le déplacement du pôle magnétique nord s'accélère. Cela, cependant, ne serait pas le signe de ce que le champ magnétique terrestre va disparaître temporairement puis s'inverser au cours des 2500 années qui viennent, mais plutôt qu'il est au début de ce qu'on appelle une "excursion": le champ magnétique s'inverserait et reviendrait à sa polarité actuelle rapidement, sur l'espace de 400 ans. De plus, le champ faiblirait pendant cette période. Ce qu'on appelle l'"anomalie de l'Atlantique sud" est une région où le champ magnétique terrestre est déjà faible, ce qui produit, d'ailleurs, des effets sur les satellites et sur l'atmosphère terrestre. L'"excursion" du champ magnétique terrestre aurait sans doute des effets sur le climat de la Terre et amènerait des changements écologiques globaux
- d'ici entre 3000 ans et plusieurs millions d'années: le Soleil, actuellement, dans la Galaxie, est dans un milieu galactique fin (avec 0,3 particules par cm3). D'ici 3000 ans, il pourrait entrer dans un milieu plus dense, à condition que nous rencontrions effectivement un ou deux nuages interstellaires qui sont situées entre le Soleil et Proxima du Centaure. Si nous "ratons" ces deux nuages, le problème se poserait de nouveau d'ici plusieurs millions d'années lorsque nous rencontrerions de nouveau un milieu interstellaire plus dense. L'"héliosphère", cette bulle protectrice du système solaire dans son entier, serait plus ou moins transformée, ainsi que la Terre plus ou moins directement menacée. Des pics de béryl, il y a 1,06 millions d'années et 33000 ans, montrent que l'environnement du Soleil, dans la Galaxie, a déjà été modifié par accroissement des rayons cosmiques, une explosion de supernova et la rencontre avec un environnement interstellaire de grande densité -mais de petite taille. D'autres traces de supernovas, plus anciennes, montrent qu'une explosion de supernova a eu lieu, il y a 5 millions d'années, à moins de 90 années-lumière ou que d'autres supernovas sont sans doute à l'origine du passage du Pliocène-Pléistocène. Ces explosions de supernovas ont eu lieu, de façon quasi-certaine, dans un nuage interstellaire dit "Sco-Cen", qui est un des éléments de notre milieu interstellaire local. Le nuage, alors, était plus proche de nous et il produisait des supernovas à un rythme important. Une étude récente montre que la "Bulle locale" -le milieu interstellaire actuel du Soleil- s'insère dans un ensemble de bulles et de tunnels qui ont été formés par des explosions de supernovas. L'élément essentiel de cet ensemble serait une "cheminée verticale d'aération" qui évacuerait de la Galaxie le gaz chaud. Et le Soleil serait juste au milieu de cette cheminée! Aussi, un mur de matériau plus dense se trouve devant nous, à 200 années-lumière mais les scientifiques ne savent pas si nous nous dirigeons dans cette direction, ou si nous nous en éloignons. L'expression en périodicité de temps de tous ces évènements, est de l'ordre d'entre 10000 et 100 000 ans, ou, aussi, 2 ou 3 fois tous les milliards d'anées. Quand le Soleil traverse un nuage de poussière interstellaire dense, cela déclenche une période de glaciation car ces gigantesques nuages moléculaires amènent de la poussière à s'accumuler dans l'atmosphère des planètes, dont la nôtre. Sur Terre, cela donne une couche de poussière dans la haute atmosphère, qui absorbe ou disperse la chaleur du Soleil mais qui, dans le même temps, laisse cependant la chaleur de la surface se dissiper dans l'espace interplanétaire. C'est cela qui serait à l'origine d'une glaciation accélérée et importante, le phénomène, de plus, s'accroissant en effet "boule de neige". Ainsi, il y a 600 à 800 millions d'années, au moins deux glaciations -sur un total de 4- ont été de ce type. Les rencontres avec des nuages interstellaires denses sont rares. Mais, cependant, même une rencontre avec un nuage modérément dense serait dévastateur pour la Terre: même si un tel nuage ne peut comprimer suffisamment la frontière de l'héliosphère pour l'abaisser jusqu'au niveau de l'orbite de la Terre -les particules de poussière continueraient d'être déviées- un important flux d'hydrogène, venant des nuages interstellaires, amènerait une augmentation très importante de la production de rayons cosmiques ionisés par le Soleil. De plus, comme le passage du Soleil dans cet environnement durerait jusqu'à 500 000 ans, la Terre, pendant ce temps, connaîtrait au moins une inversion du champ magnétique et, pendant une telle inversion, les rayons cosmiques ionisés peuvent pénétrer dans la magnétosphère, alors que, d'habitude, ils en sont déviés. Les rayons cosmiques, alors, détruiraient 40% de la couche d'ozone (et jusqu'à 80% au-dessus des pôles). Notons aussi que, dans le matériau interstellaire généré par les explosions de supernovas, on trouve de l'uranium 235 et 238
- d'ici 7000 ans: les plateformes de l'Ouest de l'Antarctique fondent naturellement depuis 10000 ans (par rapport au moment de l'écriture de cette page). On pourrait alors, d'ici 7000 ans, avoir un niveau des mers qui se serait élevé de 4,8 m!
- d'ici 9800 ans: l'étoile de Barnard, une étoile au mouvement propre très rapide, se rapproche du Soleil et elle en devient l'étoile la plus proche: 3,8 années-lumière. Elle surclasse Proxima du Centaure (actuellement à 4,25 années-lumière). L'effet de cette plus grande proximité est inconnu
- d'ici quelques milliers d'années: un nouvel âge glaciaire pourrait commencer vers l'an 10000 du fait d'un cycle de l'orbite terrestre. L'âge glaciaire durerait au moins 90 000 ans, amenant des températures de 3°C plus froides qu'aujourd'hui. On pense que, de plus, un âge glaciaire pourrait commencer dès d'ici 2000 ans, amenant une baisse des températures de 0,5°C
- d'ici 27 000 ans: les variations cycliques de l'excentricité de l'orbite de la Terre amènent notre orbite à progressivement passer d'une cercle à une ellipse. Lorsque l'orbite est un cercle, il y a âge glaciaire, lorsqu'elle est une ellipse, il y a ère chaude. La prochaine phase circulaire est prévue pour dans 27 000 ans, amenant un âge glaciaire. Cette évolution est peut être à rapprocher de l'âge glaciaire évoqué précédemment
- d'ici 100 000 ans: les étoiles, dans le voisinage du Soleil, se déplacent à une vitesse moyenne de 30 km/s et elles sont espacées les unes des autres en moyenne de 5 à 6 années-lumière. Une étoile qui passerait trop près du Soleil pourrait expulser la Terre de l'orbite. La probabilité d'un tel évènement est d'1 sur 100 000 tous les 3,5 milliards d'années. La Terre deviendrait alors une planète isolée, errant dans l'espace interstellaire! Une étoile passe à moins de quelques années-lumière du Soleil tous les millions d'années, à moins de 900 milliards de km (560 milliards de miles) -soit près: 250 fois l'orbite de Pluton, soit 0,15 année-lumière) tous les 36 millions d'années (donc très souvent), et à moins de 3000 UA (75 fois l'orbite de Pluton, donc très près: 0,05 année-lumière!) tous les 400 millions d'années (donc relativement souvent). La plupart des ces étoiles susceptibles de passer ainsi près du Soleil sont des naines brunes. Le principal effet connu des ces passages est de perturber les comètes du Nuage de Oort et d'en envoyer en nombre dans le système solaire intérieur. Les impacts planétaires en résultant s'accroîtraient pendant des millions d'années. Une telle hausse de la présence de comètes dans l'intérieur du système solaire pourrait également être déclenchée par l'effet des marées gravitationnelles dues au zones de fortes masses de la Galaxie ou par l'entrée du Soleil dans une zone de forte densité (voir plus haut à "d'ici entre 3000 ans et plusieurs millions d'années". Un passage encore plus près du Soleil -vers 900 UA (un peu plus que la Kuiper Belt)- est improbable et n'a eu lieu qu'une fois depuis la création du système solaire. Depuis la naissance du Soleil, par ailleurs, nous avons déjà fait 20 orbites autour de la Galaxie...
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- d'ici une date indéterminée: une des planètes géantes gazeuses du système solaire pourrait enclencher un processus de fusion et devenir une étoile. On est sûr, cependant, que cela n'arrivera pas à Jupiter. Les planètes telles Jupiter et Saturne sont, d'une certaine façon, plus semblables au Soleil qu'à une planète comme la Terre et elles sont sans doute des types intermédiaires entre une étoile et une planète tellurique. Les températures au centre de Jupiter sont de 30 000°C alors qu'elles sont de 16 millions de degrés C au coeur du Soleil. Toutes les géantes gazeuses, sauf Uranus, continuent cependant d'émettre de l'énergie. Cela est dû au fait qu'elles se sont contractées sur elle-même au moment de leur formation et qu'elles continuent de le faire, sur un rythme plus faible. Uranus et Neptune, par ailleurs, ont attiré moins de gaz autour d'elles, lors de leur formation, que Jupiter et Saturne
- d'ici 1 million d'années: la naine rouge Gliese 710 (qui est actuellement à 68 années-lumière) passe à entre 1 et moins de 0,5 année-lumière du Soleil. A la magnitude 0,6, elle devient l'une des étoiles les plus brillantes du ciel. Le fait que, de toute façon, l'étoile sera passée dans le Nuage de Oort aura accru de 50% le nombre de comètes "tombant" vers le système solaire intérieur
- d'ici 2 250 000 ans: les étoiles de la Grande Ourse appartiennent, pour l'essentiel, à un amas qui mesure 30 années-lumière par 18 et qui est situé à 75 années-lumière de nous. L'amas se déplace dans notre direction à 10 km/s, ainsi qu'un ensemble moins lié (d'un rayon d'une centaine d'années-lumière) d'une centaine d'étoiles. Notre Soleil même fait partie de ce dernier ensemble, étant situé aux frontières extérieures de celui-ci
- d'ici une date indéterminée: le Soleil, se déplaçant dans la Galaxie, pourrait rencontrer un amas globulaire. Les amas globulaires ont des orbites qui font qu'ils traversent le plan de la Galaxie. Il y a 200 amas globulaires dans la Galaxie et beaucoup se concentrent près du centre de la Galaxie. La distance moyenne entre les étoiles, au sein d'un amas globulaire, n'est que de quelques dizièmes d'année-lumière (la distance est de 5 à 6 années-lumière dans l'environnement galactique habituel et de 2 à 3 dans un amas ouvert). Le passage des amas globulaires dans le plan de la Galaxie, de plus, entraîne l'effondrement gravitationnel des nuages de gaz, amenant à la formation d'étoiles
- d'ici 5 millions d'années: l'amas Collinder 399 (constellation du Petit Renard), qui contient 40 étoiles, passe près du Soleil. Selon les données Hipparchos, il est possible que cet amas ne soit en fait qu'un regroupement d'étoiles en perspective et non un amas. L'amas, cependant, est lié à 10 autres amas d'étoiles, dont les Pléiades et tous ont le même mouvement. Un au moins de ces amas pourrait se diriger dans notre direction. Les amas ouverts, avec le temps, tendent à se défaire (les Pléiades, ainsi, auront été dispersées d'ici 250 millions d'années)
- d'ici 26 millions d'années (ou plus tôt): il se pourrait que les collisions avec des NEO de taille importante, telles celles qui ont déclenché des extinctions de masse sur Terre, aient lieu tous les 26 millions d'années. La dernière a eu lieu il y a 70 millions d'années lorsque les dinosaures ont disparu, il se pourrait, ainsi, que nous ayions largement dépassé les limites de probabilité... Certains pensent que la survenance de ces vagues de grands astéroïdes serait déclenchée par une étoile associée au Soleil, sombre, distante, laquelle perturberait, à intervalle régulier, les comètes du Nuage de Oort, en envoyant dans le système solaire intérieur. Une autre théorie pense que cette survenance serait due au fait que le système solaire, dans son ensemble, à intervalles réguliers, passe dans le plan de la Galaxie, y entrant puis en sortant, vers le haut ou vers le bas
- d'ici 35 millions d'années: l'amas ouvert IC 4665, qui contient 30 étoiles, sans doute lié à Collinder 399 (voir ci-dessus), passe près du Soleil
- d'ici 50 millions d'années: un nouveau continent unique, semblable à l'antique Pangée, apparaît, du fait de la tectonique des plaques. Et, d'ici 250 millions, il n'existerait plus sur Terre qu'un seul continent unique, entouré d'eau
- d'ici 100 millions d'années: au fur et à mesure que le Soleil veillit, sa luminosité s'accroît (voir plus loin à "d'ici quelques centaines de millions d'années"). Le processus accroît l'effet de serre sur Terre. La Terre commence déjà de subir un accroissement important des températures
- d'ici 100 ou 200 millions d'années (ou à une date indéterminée): il se pourrait que les explosions rayons-gamma ("gamma-ray bursts", "GRB" en anglais) soient des jets d'une immense énergie liés à des explosions supernovas. Ils peuvent survenir aussi dans notre Galaxie et ils pourraient ainsi frapper la Terre, déclenchant une extinction de masse. Le flux des rayons gamma à haute énergie détruirait l'ozone terrestre et permettrait ainsi aux radiations ultra-violet mortelles d'atteindre la surface, déclenchant une épidémie mondiale de cancers et de maladies diverses. Pour être dommageables, de telles explosions devraient avoir lieu vers 1000 années-lumière de la Terre et un des rayons d'énergie être dirigé dans notre direction. Une telle probabilité se produit tous les 100 à 200 millions d'années. Les études récentes cependant (voir le tutoriel "Les explosions rayons-gamma") tendent à minimiser le risque des explosions rayons-gamma. Mais des radiations gamma sont émises par d'autres phénomènes astronomiques, ainsi les quasars de forte puissance et même les explosions rayons-gamma ayant lieu dans des galaxies autres que la nôtre pourraient être dangereuses
- d'ici 200 ou 300 millions d'années: un grand et dense nueage de matière situé autour du centre de la Galaxie s'accroît en densité. Cela déclenche une vague tès importante de formation d'étoiles. Ces étoiles explosent en supernovas à un rythme très important (une supernova par an). Les explosions, cependant, seront trop éloignées de la Terre pour être visibles à l'oeil nu. Cet évènement pourrait transformer la Galaxie en une galaxie semblable à la galaxie M82. Nous deviendrions une galaxie de type Ir-II (une galaxie irrégulière de type II). M82 a commencé un tel épisode de formation accélérée d'étoiles il y a entre 20 et 50 millions d'années. De tels épisodes, dans les galaxies -dont la nôtre- ont lieu tous les 500 millions d'années du fait que le gaz est naturellement attiré vers le centre des galaxies
- d'ici 230 millions d'années: un trou noir stellaire passe à plus de 1000 années-lumière de la Terre. Cela ne devrait représenter aucun danger. Ce trou noir est actuellement dans le plan de la Galaxie, entre 6000 et 9000 années-lumière de nous. Quelque 1 million de trous stellaires semblables à celui-ci se déplacent dans la Galaxie. Les trous noirs stellaires pourraient être le stade ultime d'une explosion d'une supernova
- d'ici une date indéterminée: des lieux de matière noire à haute densité pourraient exister dans la Galaxie. Si la matière noire est du type WIMP (voir le tutoriel "La distribution de la matière dans l'Univers"), le passage de la Terre dans un tel environnement déclencherait des mutations génétiques (cancers, etc.) et du volcanisme (le coeur de la planète étant chauffé. L'extinction du Permien-Triassique, de façon intéressante, il y a 250 millions d'années, pourrait avoir inclus un tel passage et les évènements se seraient alors déroulés en deux phases: la matière noire, d'abord, aurait agi de façon rapide sur les êtres vivants puis les résultats géologiques de la matière noire WIMP se seraient produits. Il se pourrait également que l'extinction du Dévonien -il y a 364 millions d'années- ait également été une extinction de ce type
- d'ici quelques centaines de millions d'années: du fait que la luminosité et la chaleur du Soleil continuent de s'accroître, et du fait de l'effet de serre corrélatif qui se développe sur Terre, la température est accrue, sur Terre, de dizaines de degrés. voir aussi ci-dessous à "d'ici 1 milliard d'années)
- d'ici 250 millions d'années: un ré-assemblage des continents et la luminosité du Solel qui continue de s'accroître déclenchent une extinction de masse de la vie végétale et animale
- d'ici 500 millions d'années: l'humanité, les animaux et les plantes ont disparu de la Terre. La luminosité accrue du Soleil empêche désormais ces formes de vie sur Terre...
- d'ici 670 millions d'années: si une supernova venait à exploser à 26 années-lumière de la Terre, l'évènement générerait des dommages. Un tel évènement a lieu tous les 670 millions d'années. Les rayons gamma qui atteindraient la Terre, éroderaient, en un an, 47% de la couche d'ozone. La biosphère subirait des dommages significatifs et durables. Pendant 10 ans après l'explosion - et bien que la couche d'ozone ait retrouvé son niveau antérieur- la Terre subirait encore un bombardement de rayons cosmiques gamma. Il est possible que ce soit de tels évènements supernova, proches de nous, qui aient été à l'origine d'une ou de plusieurs des extinctions de masse qui ont eu lieu sur Terre au cours des dernières centaines de millions d'années (voir aussi, plus haut à "d'ici entre 3000 ans et plusieurs millions d'années"). Les principales extinctions de masse sont celles: de l'Ordovicien (il y a 440 millions d'années; 2/3 de toutes les espèces); du Dévonien (il y a 360 millions d'années; 60% de toutes les espèces); du Permien-Triassique (il y a 250 millions d'années; 90% de toutes les formes de vie); du Triassique (il y a 220 millions d'années; la moitié de toutes les espèces); du de l'évènement du Crétacé-Tertiaire (il y a 65 millions d'années; fin des dinosaures; destruction de la moitié de toutes les autres espèces). L'extinction de l'Ordovicien pourrait avoir été due à une supernova qui aurait explosé à 10000 années-lumière de la Terre (l'atmosphère fut alors dégradée par les radiations gamma et elle laissa passer les ultra-violets du Soleil; l'atmosphère devint sombre, ce qui déclencha un âge glaciaire)
- d'ici 750 millions d'années: la galaxie naine du Sagittaire est ingérée par la Galaxie. L'évènement, d'une certaine façon, est semblable à une collision de galaxies
- d'ici 1 milliards d'années: le Soleil, maintenant, a une luminosité 11% supérieure à celle d'aujourd'hui. Cela rend la Terre inhabitable. L'effet de serre devient un effet de serre humide car tous les océans sont transformés en vapeur d'eau
- d'ici 3,5 milliards d'années: le Soleil est 40% plus lumineux qu'aujourd'hui. Les derniers océans s'évaporent; la Terre devient semblable à Vénus
- d'ici entre 5 et 7 milliards d'années: le Soleil est devenu une géante rouge; la température, sur Terre, est de 100°C (212°F) avec des vents de 10000 km/h (6200 miles/h). La Terre finit par être entièrement détruite car son orbite finit par se retrouver à l'intérieur du Soleil. Le Soleil, par ailleurs, pourrait commencer d'expulser une nébuleuse planétaire; celle-ci, se déplaçant à 24 km/s (15 miles/s), nous atteindrait en 70 jours. Deux auteurs -Fred Adams et Gregory Laughlin (ce dernier de la NASA)- ont proposé une méthode qui vise à graduellement accroître l'orbite de la Terre de 50% en quelques milliards d'années, compensant ainsi, progressivement, la croissance du Soleil en une géante rouge. On dévierait, avec des rétro-fusées, l'orbite d'un astéroïde ou d'une comète (les deux mesurant vers 100 km de diamètre) -qui seraient sur une orbite les menant déjà vers la Terre- de façon à ce que le corps frôle la Terre. Cela produirait un effet semblable à celui d'un passage assisté par gravité pour un satellite: l'orbite de la Terre serait légèrement éloignée du Soleil (de l'ordre de plusieurs kilomètres). L'astéroïde ou la comète repartiraient ensuite vers leur aphélie, vers Jupiter et Jupiter, y retrouvant de l'énergie cinétique. On répéterait l'opération tous les 6000 ans. Ce passage, cependant, serait dangereux: nous pourrions y perdre la Lune... et, de plus, il faudrait ensuite reculer Mars de façon à pouvoir augmenter l'orbite de la Terre. Le passage d'un corps de 100 km de diamètre, par ailleurs -soit 10 fois l'astéroïde responsable de la disparition des dinosaures- se ferait à une distance de seulement 16000 km (10000 miles), présentant des risques évidents de collision... Certains, à propos de cette question, pensent que le Soleil, dans le processus de devenir une géante rouge, perdrait, d'une certaine façon, un peu de sa gravité -par perte de masse- laissant la Terre s'éloigner peu à peu d'elle-même (le Soleil pourrait perdre jusqu'à 20% de sa masse). Enfin, un dernier danger lié au processus de transformation du Soleil en géante rouge réside dans le fait qu'un trou noir stellaire pourrait se former
- d'ici 5 milliards d'années: la Galaxie entre en collision avec M31, la galaxie d'Andromède. Le principal danger d'une telle fusion réside dans le fait de la fusion des trous noirs galactiques, qui déclencherait des ondes de choc et des radiations. Les deux galaxies se transformeraient finalement en une géante elliptique. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, la rencontre ne serait pas directement dangereuse pour les étoiles et les planètes (même s'il demeure un risque que la Terre soit éjectée de son orbite et finisse, isolée, dans l'espace interstellaire voire intergalactique): il y a en effet suffisamment d'espace entre les étoiles pour éviter que les étoiles n'entrent elles-mêmes en collision. Un autre danger, cependant, résulterait, de toute façon de l'apparition d'autres phénomènes énergétiques tels l'accroissement de la formation d'étoiles et une débauche de supernovas. Le mouvement de la galaxie d'Andromède dans notre direction a commencé il y a 2 milliards d'années
- d'ici 10 milliards d'années: les galaxies du Groupe Local fusionnent pour former une galaxie elliptique géante (le "Groupe Local" est l'ensemble des galaxies les plus proches de la nôtre). Les amas globulaires des galaxies survivent à la fusion. Il y a aussi fusion des trous noirs galactiques. Ces fusions des trous noirs déclenchent des ondes de choc et des radiations dangereuses
- d'ici 10 à 20 milliards d'années: l'Univers, du fait de l'arrêt de l'effet de l'énergie noire, pourrait s'effondrer sur lui-même (on parle de "Big Crunch", par opposition au Big Bang). Toute forme de matière et de vie est anéantie
- d'ici 20 milliards d'années: une théorie récente, dite théorie du "Big Rip" énonce l'idée que l'énergie noire va, au contraire de la théorie du Big Crunch, continuer de s'accroître, à l'infini et à un rythme toujours accru. Cela finira par détruire -par déstructuration- tout ce qui est fondé sur la gravité, et ce jusqu'au niveau des atomes! L'Univers, ainsi, se terminerait dans 20 milliards d'années et le début de la destruction commencerait 1 milliard d'année avant le Big Rip proprement dit: toutes les galaxies, alors, se seront définitivement éloigné de nous et ne seront plus visibles. 60 millions d'années avant le Big Rip, ce serait notre Galaxie qui serait détruite. 3 mois avant, ce serait le système solaire, puis 30 minutes avant, la Terre exploserait. Puis les atomes eux-mêmes, puis les noyaux des atomes finiraient par être détruits. Un tel évènement se fonde donc sur ce qu'est réellement l'énergie noire et la matière noire et sur la gravité et le concept de constante cosmologique. Une équipe du télescope spatial Chandra, de la NASA, a poussé l'idée plus loin bien qu'ayant trouvé l'énergie noire relativement plus stable que pensé. Le Big Rip, ainsi, n'aurait pas lieu, au moins, avant les prochaines quelques dizaines de milliards d'années
- d'ici 50 à 100 milliards d'années: certains pensent que les galaxies de l'Univers s'éloignent de nous à un rythme toujours plus important. D'ici 50 à 100 milliards d'années, leur vitesse finirait par dépasser la vitesse de la lumière et atteindre un "event horizon" -un "horizon évènementiel", justement délimité par ce seuil. Ces théories pensent que, dès aujourd'hui, nous ne pouvons déjà plus voir les galaxies d'un redshift 2 (celles qui se trouvent à 6-7 milliards d'années-lumière). Lorsqu'elles atteignent leur horizon évènementiel, les galaxies ne laissent derrière elles qu'une image d'elles "gelée" dans le temps. Cette image, ensuite, s'évaporerait. Les galaxies qui sont proches de la nôtre (ou gravitationnellement liées àe elle) -cela concernerait un millier de galaxies- ne participeraient pas à cette fuite générale des galaxies
- d'ici 26 ou 52 milliards d'années (ou d'ici 50 ou 80 milliards d'années): la Galaxie -notre galaxie- avec le Groupe Local fusionne avec l'amas de galaxies de la Vierge. L'évènement génère des évènements énergétiques du fait des collisions entre galaxies
- d'ici 100 milliards d'années: du fait des interactions gravitationnelles entre la Terre et la Lune, le jour sur Terre est long, maintenant de 47 jours! La rotation de la Terre et de la Lune sur elles-mêmes et la révolution de la Lune autour de la Terre sont maintenant égales
- d'ici 244 milliards d'années: la Galaxie, avec le Groupe Local, se dirige vers une région appelée le "Grand Attracteur" ("Great Attractor" en anglais). Cette région se trouve à 300 millions d'années-lumière, vers l'amas ACO3627 (ou amas de la Règle). Lorsque nous y parviendrons, le fait que de nombreuses autres galaxies y auront également migré, déclenchera de nombreuses collisions entre galaxies, donc de nombreux évènements énergétiques
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