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L'observatoire, le rapport d'observationL'astronomie amateur se pratique souvent pour le plaisir. Elle peut cependant être aussi une façon de s'astreindre à plus de rigueur scientifique. Une façon simple d'aller dans ce dernier sens est d'abord de bien "régler" son observatoire, puis de prendre l'habitude de rédiger des rapports d'observation (cette façon de faire, d'ailleurs, peut également permettre d'augmenter le simple plaisir amateur d'observer le ciel). Les rapports d'observation, de plus, avec le temps, pourront servir à vous souvenir de vos observations aussi bien que, dans une perspective plus scientifique, vous fournir les premiers éléments d'une base de données L'observatoireUne bonne pratique consiste à étalonner votre observatoire, fût-ce un simple balcon. Cela est utile -d'autant plus si vous utilisez un instrument muni d'un système automatisé d'orientation vers les objets observés. Vous prendrez, d'abord, les coordonnées géographiques précises de votre site (ce qui peut se faire facilement à l'aide d'un logiciel tel Google Earth, par exemple). Ensuite, vous prendrez soin de repérer où se trouvent, par rapport au site, les quatre points cardinaux (les observateurs les plus chanceux disposeront des quatre points cardinaux...). Vous repérerez donc où se trouvent l'Ouest, le Nord, le Sud et l'Est. Ces repères vous permettront, par exemple, de situer rapidement un objet, ou un champ, en azimuth, pendant une observation (cela est également utile lorsqu'on utiliser un logiciel-planétarium d'astronomie car cela permet de confronter ce que donne le logiciel en termes de carte du ciel et les directions "sur le terrain") Une autre bonne idée est aussi d'étalonner les magnitudes disponibles sur votre site. Faites-le aussi bien pour l'oeil nu que pour les instruments que vous utilisez le plus, et notez quelque part (sur vos notes utiles à l'observatoire, par exemple). Le moyen le plus simple et d'utiliser une carte du ciel (ou un logiciel-planétarium) qui donne les magnitudes des étoiles d'un champ (visuel, ou instrumental) et de voir quelles sont les plus faibles étoiles que vous atteignez soit à l'oeil nu, soit à l'instrument. Etablissez ces valeurs, d'une part, pour les objets que vous atteignez facilement (sans effort) et, d'autre part, pour les objets qui demandent un plus grand effort visuel. Cela vous permettra de disposer d'une "table" des magnitudes limite de votre site (par exemple: "magnitude-limite à l'oeil nu: 3,5 (sans effort) et 4,1 (avec effort) / magnitude-limite avec les jumelles 12x40: 7 (sans effort) et 8,1 (avec effort), etc.) Pour ce qui est des instruments, vous déterminerez leur champ sur le ciel. Utilisez, pour cela, des cartes du ciel ou un logiciel-planétarium. Vous y comparerez et mesurerez un champ dont vous aurez pris les mesures et les repères dans des jumelles ou tout autre instrument (pour les instruments importants, il vous faudra bien évidemment disposer de cartes détaillées -il est possible, par ailleurs, que certains logiciels libres permettent ces calculs (même dans ce cas, il sera mieux de vérifier les valeurs données sur le ciel)). La connaissance de la valeur du champ d'un instrument est très utile pour des jumelles car cela permet de déterminer des distances entre les étoiles (ce qui est également utile pour les autres instruments et spécialement pour les viseurs). Ces repères, ainsi, peuvent aider à pratiquer la technique qui consiste à trouver un champ, un objet, par un cheminement à partir de repàres évidents. Même si les systèmes automatisés de pointage peuvent actuellement exempter de ces techniques, elles restent cependant la marque de tout astronome amateur digne de ce nom Quelques mots maintenant sur des logiciels-planéariums tels "Cartes du Ciel" ou "Stellarium", par exemple voire des logiciels payants. Une bonne façon de faire est d'avoir votre ordinateur -portable ou de bureau- à proximité pour un accès facile (par exemple sur une table juste à côté de là où vous observez -ce qui, d'ailleurs, peut s'avérer difficile pour un ordinateur de bureau :) La plupart de ces logiciels ont une fonction "lampe rouge", qui atténuent, en rouge, la luminosité de l'ordinateur, de façon à ne pas interférer avec votre adaptation nocturne. Cependant, les logiciels n'étendent pas, généralement, la fonction aux autres logiciels que vous pouvez utilisez sur votre ordinateur (un éditeur de texte, par exemple). La solution la moins pire que j'aie trouvée consiste, pour prendre des notes, à utiliser un logiciel de dessin plutôt qu'un traitement de texte: je "peins" en rouge le fond de dessin et j'utilise la fonction "écriture" du logiciel. Pensez également à avoir l'heure juste (soit une montre que vous aurez réglée sur l'horloge parlante, soit l'heure, correctement réglée du système de l'ordinateur). Toute bonne observation requiert un minimum de précision (le temps sera donné soit en heure locale, soit en TU) Un plus, en termes de confort, pour l'astronome amateur -pour ceux qui en font un hobby certain et/ou qui disposent de la place pour ce faire- consiste à organiser un "coin astronomie": une partie d'une pièce, par exemple, où vous rassemblerez -avec un meuble, par exemple- l'essentiel de vos outils -théoriques et pratiques- d'observation (vos notes d'observations, les atlas, les outils à nettoyer les optiques, les petits instruments d'observation tels les jumelles, un emplacement pour un ordinateur portable, etc.). De plus, vous pourrez également utilement décorer la zone avec des posters (belles images du ciel, grandes cartes du ciel, par exemple) qui pourront avoir l'effet d'encore plus motiver à l'observation et de vous motiver dans votre passion Le rapport d'observationRédiger un rapport d'observation à la fin d'une séance d'observation est une bonne pratique. Le meilleur moyen de procéder est de prendre des notes (notes proprement dites, dessin(s), etc.) pendant l'observation puis de mettre le tout au propre après l'observation Voici, ci-après, un exemple de comment un rapport d'observation peut se présenter (il s'agit de l'observation du rapprochement de planètes, remarquable, dans le crépuscule, en mai 2002 -note: les positions peuvent avoir été faites de mémoire et ne pas donner la position vraie des objets alors) - - - - - - - - - - - - -
- - - - - - - - - - - - - L'aspect du schéma et/ou sa taille sont à la discrétion de l'observateur (noir et blanc seulement, couleurs, grand, petit; on peut ajouter des clichés, etc.) ou fonction, par exemple, d'une publication sur un site Web ou des choix de stockage des rapports d'observation. Même remarques pour le format du rapport d'observation proprement dit Les rapports d'observation peuvent également comporter plus d'éléments fonction de l'objet observé (magnitude de l'objet, détails plus techniques sur l'état du ciel -turbulence, par exemple- etc.). Si, enfin, vous décidez, de façon nette et sérieuse, de vous orienter vers le seul aspect scientifique des observations, vous pourrez passer à des rapports d'observation encore plus "professionnels", tels que vous pourrez en trouver sur des sites d'observation amateur avancée (voir, par exemple, à partir de "L'observation des planètes")
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