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Les aurores boréalesLes aurores boréales -on verra que le phénomène se retrouve aussi aux latitudes sud; on parle alors d'aurores australes- sont dues aux "tempêtes solaires". Le vent solaire, avec ses particules chargées électriquement -les ions- réussit à traverser le champ magnétique terrestre et à atteindre les pôles. Il y accélère, là, des particules piégées, électriquement chargées (des électrons, des protons). Les particules solaires et les particules accélérées viennent frapper les couches hautes de l'atmosphère terrestre, faisant que celles-ci se mettent à faiblement s'illuminer. Différents évènements solaires peuvent déclencher des aurores boréales, ainsi des éjections coronales de masse ou des trous coronaux; les "éjections coronales de masse" sont des évènements énergétiques solaires qui propulsent de grandes quantités de matière solaire dans le vent solaire; les "trous coronaux" sont des endroits de la surface solaire où un champ magnétique plus faible permet à de la matière solaire de "glisser", là aussi, dans le vent solaire, mais de façon plus douce. Une façon plus technique -quoique habituelle- d'expliquer les aurores boréales est de dire que le champ magnétique solaire -ou "interplanétaire"- et le champ magnétique terrestre (la "magnétosphère") s'annulent l'un l'autre: les lignes magnétiques de la magnétosphère terrestre se retrouvent directement liées aux lignes magnétiques du vent solaire. Et, c'est le long de ces lignes magnétiques que les particules solaires atteignent la haute atmosphère de la Terre! Il y a connexion des lignes magnétiques terrestres et solaires quand le champ magnétique terrestre et le champ magnétique solaire ont des polarités opposées. La polarité de la magnétosphère terrestre est toujours "Nord" -positive; la polarité du champ magnétique solaire peut être "Nord" (positive) ou "Sud" (négative). Par ailleurs, des "paquets" emmêlés de vent solaire et de particules ont des polarités variées. La polarité, près de la Terre, du champ magnétique interplanétaire est désignée par "B
Lorsque les particules solaires atteignent la haute atmosphère au-dessus des pôles, cela donne naissance à un "ovale auroral", lequel est centré sur les pôles magnétiques. La Terre, en-dessous de l'ovale, tourne sur elle-même. L'ovale se situe vers 100 km (62 miles) -ou plus- d'altitude. Comme leur nom l'indique les aurores boréales sont des phénomènes des hautes latitudes nord. Le même phénomène, cependant, existe pour les hautes latitudes sud. On parle alors d'"aurores australes". Des évènements solaires particulièrement importants font que les aurores boréales, alors, apparaissent à des latitudes moins importantes, car de tels évènements augmentent l'intensité des aurores. Pour ce qui est de l'hémisphère nord, une zone comprenant le Nord immédiat d'Anchorage, l'Alaska, la partie supérieure de la James Bay -au Sud de la baie d'Hudson- le Canada, la Suède du Nord et la partie la plus septentrionale de la Finlande voit, sur une année, des aurores boréales pendant 50% des nuits. La plupart des Etats-Unis, le Sud des Grands Lacs ont, ainsi que le Nord de l'Europe (ainsi le Nord de la France ou le Nord de l'Allemagne), 1 à 5% de nuits avec aurores, dans les mêmes conditions. L'Europe du Sud ne connaît un pourcentage que de 0,05 à 1%. On a constaté, récemment,
Un bon index utilisable pour déterminer la possibilité des aurores boréales et australes est l'index "Kp", un chiffre de 0 à 9, que l'on trouve sur les sites officiels qui traitent de l'activité solaire. L'index Kp donne l'intensité de l'activité gé-magnétique. Il faut un Kp de 4 pour que la frontière de l'aurore se situe vers 58,3° de latitude magnétique (la latitude qui se fonde sur les pôles magnétiques). L'autre index utile est la valeur "B Des études récentes montrent que l'automne produit presque deux fois plus d'aurores que la moyenne annuelle et que le printemps est également une saison favorable. L'hiver et l'été sont plus pauvres en aurores. On comprend cependant mal cette répartition. Cela pourrait être lié à la variation annuelle de l'axe de la Terre, donc de celui de l'axe du champ magnétique. En été et en hiver, l'axe du champ magnétique fait un angle avec l'axe du champ magnétique interplanétaire mais pas en automne ni au printemps. Donc, c'est à ces deux dernières saisons que l'opposition entre champ magnétique terrestre et champ magnétique interplanéaire est le plus grand. L'activité aurorale, de plus, est liée au cycle solaire de 11 ans: le plus on est près d'un maximum, le plus on voit d'aurores. La mission THEMIS, de 5 satellites, a récemment repéré que des "lignes directes" de flux magnétique joignent directement le Soleil à la haute atmosphère terrestre, probablement participant activement à l'activité des aurores. Vues dans l'ultraviolet par les satellites, les aurores ont lieu constamment au-dessus de chacun des pôles de la Terre
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