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Les "exo-planètes"
Le plus récent scénario probable de la formation des planètes telluriques Comment se forment les systèmes solaires?Deux disques proto-planétaires observés autour d'une seule étoile! On admet, généralement, aujourd'hui, qu'il y a systèmes solaires parce qu'il y a formation d'une étoile. Les étoiles se forment de nuages denses de gaz et de poussière. Des irrégularités dans la densité, ou des ondes de choc d'explosions de supernovas font que ces nuages s'"effondrent" sur eux-mêmes. L'effondrement engendre de la chaleur et le fait que le nuage en effondrement tourne sur lui-même amène à la formation d'un disque dans le plan équatorial de l'étoile. C'est ce que l'on appelle un "disque proto-planétaire". Les évènements des premiers temps (vers quelques centaines de milliers d'années) d'une étoile sont fortement agités: l'étoile attire et détruit une partie du disque; d'immenses arches magnétiques apportent le matériau du disque depuis la surface de celui-ci jusqu'à la surface de l'étoile, y créant des "hot spots", des "points chauds"; avant cela, le stress généré par la chute du matériau sur l'étoile naissante est évacué par des jets bi-polaires. Le processus finit, en un million d'années, par atteindre un point d'équilibre: on a une étoile définitivement formée et un disque de débris autour d'elle. Les jets qui émanent de l'étoile, par ailleurs, ont une influence physique sur le disque protoplanétaire, le bombardant de rayons-X, ce qui peut avoir une influence sur la formation des planètes et ils peuvent peut-être également y produire des molécules complexes. Il a été prouvé que l'interaction entre le champ magnétique de l'étoile en formation et le disque proto-planétaire qui l'entoure a comme résultat de ralentir la rotation de l'étoile sur elle-même: cette rotation plus lente pourrait être impliquée dans l'apparition de planètes. Mais, sur ce point, on notera que le Soleil, lorsqu'il s'est formé, tournait sur lui-même 10 fois plus vite qu'aujourd'hui. Ensuite, les débris de matériau et les particules du disque proto-planétaire entrent en collision entre eux, se mélangent, et forment des "planétésimaux", les bases de la formation des planètes, des corps d'un diamètre d'approximativement 190 km (300 miles) de diamètre. Ces planétésimaux, à leur tour, s'agglomèrent entre eux et ces -déjà- "proto-planètes" balayent le disque proto-planétaire, agglomérant du matériau ou en débarassant l'espace ambiant, donnant naissance, autour de l'étoile, à une structure légèrement semblable à celle des anneaux de Saturne. Lorsque le processus de formation des planètes est terminé, il y a, donc, une étoile, des planètes et des anneaux résiduels. La ceinture des astéroïdes, la ceinture de Kuiper (la "Kuiper Belt"), le nuage de Oort, ainsi, autour de notre Soleil, sont de telles zones résiduelles... Il faut 3 à 10 (ou 10 à 50) millions d'années pour former des planètes du type de la Terre -des planètes "telluriques"- alors qu'il faut 10 à 20 millions d'années pour former des géantes gazeuses (le coeur de celles-ci peut se former en aussi peu de temps que 1000 ans, ou moins...). Les géantes gazeuses,
La proto-étoile, sur une durée de 6 à 10 millions d'années, "souffle" le disque proto-planétaire et le fait disparaître mais des évènements collisionnels de grande importance reforment constamment le disque. C'est, d'ailleurs, un tel évènement collisionnel qui a formé notre Lune. Certains disques proto-planétaires peuvent ne durer qu'un million d'années alors que d'autres peuvent durer plus d'une centaine de millions d'années -du fait des collisions et de la re-formation permanente du disque. On voit aussi, d'autre part, des étoiles jeunes qui n'ont pas de disque proto-planéataire ce qui permet de penser que l'existence d'un disque proto-planétaire n'est pas forcément liée à l'émergence d'une étoile. Enfin, on a observé que des exo-systèmes solaires sont beaucoup plus grand que notre propre système solaire (de 10 à 100 fois plus grands). La formation d'une étoile, enfin, génère, de façon nette, deux effets importants: le fort vent solaire qui émane de la proto-étoile, d'une part, débarasse le disque proto-planétaire de la plupart de ses éléments légers tels l'hydrogène et l'hélium. Ainsi, on en ne trouve ces éléments gazeux que loin de l'étoile. Ensuite, le plus on est près de la proto-étoile, le plus l'eau se mélange à des particules solides et le plus on en est loin, le plus l'eau continue d'exister sous forme de vapeur d'eau. C'est cela qui explique que tout système solaire, en général, aura des planètes "intérieures", rocheuses, "telluriques" -de type terrestre alors que les planètes "extérieures" seront du type géantes gazeuses. Ainsi s'explique aussi le fait que les satellites des géantes gazeuses soient formées de glace -ainsi les lunes de Jupiter et de Saturne dans notre système solaire Combien y a-t'il de systèmes planétaires dans l'Univers?Avant que n'apparaissent des étoiles de type Soleil capables d'avoir un système planétaire, il faut que soient passées trois générations d'étoiles: une première génération d'étoiles super-massives et à vie courte. Elles donnent naissance aux premiers éléments lourds lorsqu'elles terminent leurs vies en supernovas. Une deuxième génération d'étoiles, de type Soleil apparaît ensuite car certains des éléments lourds refroidissent le processus de formation de l'étoile, lui permettant d'atteindre cette taille solaire. Une troisième génération, enfin, d'étoiles bénéficie à la fois, aussi, du ralentissement de formation engendré par les éléments lourds mais elles bénéficient aussi d'un surplus de ceux-ci, lequel permet la formation des planàtes. De telles conditions favorables aux planètes n'apparaissent qu'entre 500 millions et 2 milliards d'années après le Big Bang. Les étoiles de la première génération sont dites de "Population II", composées essentiellement d'hydrogène et d'hélium alors que celles de la deuxième génération, riches en éléments lourds, sont dites de "Population I". Les étoiles 3 fois plus riches en éléments lourds que le Soleil ont 20% de chance d'avoir des planètes alors que les étoiles strictement semblables au Soleil n'en ont que 5 à 10%. Comme, à chaque fois qu'apparaissent, sur les longues durées de l'Univers, de nouvelles générations d'étoiles et qu'elles sont de plus en plus riches en éléments lourds, cela aurait pu mener, dans l'Univers (et encore aujourd'hui) à un "planètes-boom". Même les étoiles doubles ont des planètes dès lors que les deux étoiles du système soit à une distance ni trop grande ni trop petite. On a fait, en juillet 2003, la découverte remarquable qu'une planète gazeuse orbite autour d'un pulsar, dans un amas globulaire, et qu'elle date d'il y a 13 milliards d'années; cela signifie que, dans un tel environnement, le gaz est le seul élément disponible pour la formation de planètes, puisque les éléments lourds n'ont pas encore été créés. On pense, ainsi, que de telles planètes font peut-être partie d'une nouvelle catégorie de planètes, liée à la plus ancienne génération d'étoiles et que ces planètes pourraient être nombreuses. Cette découverte de plus, permet de voir que les planètes peuvent aussi se former dans un environnement stellaire dense tel celui des amas globulaires Encore des données Des 150 exo-planètes que l'on a trouvées jusqu'à maintenant, la plupart sont des planètes de grande taille, semblable à Jupiter. Mais elles sont proches de leur étoile. On appelle ces planètes des "Jupiter chauds" ("hot Jupiters" en anglais). On pense que ces planètes se sont formées beaucoup plus loin de l'étoile et qu'elles ont ensuite "spiralé" vers l'intérieur, détruisant ou agglomérant toute autre planète le long de leur chemin. Une aussi grande
La plus proche exo-planète se trouve à 10,5 années-lumière de nous. Elle orbite autour d'epsilon Eridanu, une étoile semblable au Soleil ConclusionLes outils exo-planétaires de prochaine génération -ceux qui apparaîtront entre 2005 et 2010, tels le "Terrestrial Planet Finder", la "Space Interferometry Mission", la mission Kepler ou la mission européenne COROT- se centreront sur la recherche d'exo-planètes de la taille de la Terre. Certaines des exo-planètes qui seront découvertes pourraient tout à fait porter de l'eau du fait que des planètes de glace, formées plus loin de l'étoile, auront migré vers l'intérieur et fondu en route, libérant leur eau. Le Spitzer Telescope, le télescope spatial de la NASA dans l'infra-rouge permet déjà une meilleure étude des disques proto-planétaires. La technique du "micro-lensing gravitationnel" ajoute aussi aux outils actuels des chercheurs d'exo-planètes: cette technique s'apparente au mécanisme déjà bien connu des lentilles gravitionnelles de grandes dimensions, géérées, par exemple, par des galaxies ou des amas de galaxies. Dans le cas des exo-planètes, une étoile, située devant une étoile située plus loin courbe la lumière de celle-ci. Si une planète orbite autour de l'étoile qui est en avant, la lumière augmentée de l'étoile la plus lointaine est alors accrue ou diminuée. L'avantage de cette technique est qu'elle permet de trouver des planètes d'une taille de celle de la Terre Le Spitzer Telescope permet une meilleure connaissance des Jupiters chauds Les astronomes pensaient que les Jupiters chauds, dans leur atmosphère, avaient beaucoup d'eau. Mais le Spitzer Telescope de la NASA, un télescope spatial travaillant dans l'infra-rouge, a réussi à étudier ces atmosphères: les études ont montré qu'il n'y avait pas d'eau, ou qu'elle était, pour l'essentiel, cachée à l'observation. Certains Jupiters chauds, par contre, ont de minuscules grains de sable dans leur atmosphère, formant des nuages de poussière, haut, au sommet de l'atmosphère... Le Hubble Telescope avait déjà observé que les atmosphères des Jupiters chauds contenaient des éléments comme le sodium, l'oxygène, le carbone et l'hydrogène
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